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UN ÉTÉ À LONG ISLAND d'Alain Vircondelet - Éditions de L’Observatoire

  • Béatrice Arvet
  • 18 juin 2022
  • 2 min de lecture

Biographe et historien de l’art, Alain Vircondelet a consacré plusieurs ouvrages à St Exupéry. Il revient ici sur la naissance du « Petit Prince », écrit entre deux crises dépressives, au cours d’une parenthèse enchantée à Long Island.


Au début de l’année 1942, Saint Exupéry et son épouse, Consuelo sont au bord du divorce. Elle vit trois étages au-dessus de chez lui, reçoit ses amis surréalistes qu’il déteste, résiste comme elle peut à la jalousie et aux conquêtes de son mari, pendant qu’il rumine son mal-être en passant ses nuits dans les bars et en levant des « poulettes » sans jamais trouver de paix. Miné par l’exil à New York et une passivité contrainte alors que la guerre fait rage en Europe, l’auteur de « Vol de nuit » se laisse envahir par ses démons et la nostalgie d’une enfance qu’il aurait voulu ne jamais quitter. Lorsque ses éditeurs lui commandent un conte pour la jeunesse, il se lance, presque sans hésiter, dans ce nouveau défi. Tout un été, dans la « Bevin House » louée par Consuelo, le couple va retrouver un peu de la fougue des débuts et l’écrivain, un semblant de sérénité, en découvrant au fil de son inspiration, quelques explications au sens de son passage sur terre.

Alain Vircondelet aime visiblement son sujet et tient à démontrer la contribution de Consuelo à l’œuvre testamentaire de l’aviateur. Cela crée quelques redondances. Cependant, en s’immisçant dans l’intimité de ce couple si mal assorti et si passionnel, en restituant les antagonismes entre émigrés français et l’esprit mauvais de la bande des surréalistes, il remet l’œuvre dans son contexte originel. Et surtout, en suivant chaque étape de cette fable pour enfants devenue matière à réflexion pour les adultes, il offre des clés pour en interpréter les multiples facettes.


Béatrice Arvet


 
 
 

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