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SCARLETT de François-Guillaume Lorrain - Éditions Flammarion

  • Béatrice Arvet
  • 16 juil. 2022
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 juil. 2022

Sur la page de couverture, il est écrit roman. Pour autant, François-Guillaume Lorrain retrace avec minutie et quelques libertés, les coulisses d’un film, qui a battu de multiples records, engrangé près de 3 milliards et demi de recettes et reçu 8 oscars, dont le premier décerné à une actrice noire. Un séjour divertissant dans les studios hollywoodien des années trente.


Éditer un livre de plus de mille pages sur la guerre de Sécession représentait déjà un sacré défi, l’adapter en film ne pouvait être que l’œuvre d’un mégalomane, décidé à marquer l’histoire du 7ème art. Avec un sens précurseur de la communication, l’impétueux producteur David O. Selznick n’a jamais renoncé, réussissant à tenir en haleine durant trois ans, les lecteurs du roman. Notamment concernant le choix de l’actrice principale, pour lequel toutes les stars du moment ont postulé sans succès. Le casting organisé dans différentes villes du pays à la recherche d’une Scarlett idéale, se conclura par des émeutes. Le tournage commencera d’ailleurs sans son héroïne. Finalement, c’est une … Anglaise, Vivien Leigh, qui sera choisie au tout dernier moment.

Budget explosé, débauche de scénaristes, d’acteurs, de costumières, décors multiples et grandioses …, François-Guillaume Lorrain s’infiltre au cœur du système hollywoodien indifférent aux inquiétantes actualités européennes, dévoile toutes sortes d’anecdotes alléchantes, dézingue les turpitudes de l’icône Clark Gable, sans oublier la polémique reprochant à Hattie McDaniel son rôle de domestique noire. Un faux roman à glisser dans ses valises estivales.


Béatrice Arvet


Article paru dans l'hebdo La Semaine du 14 avril 2022

 
 
 

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